Variations végétales - Lac du Héron

Variations végétales – Lac du Héron

Situation ___  Villeneuve d’Ascq

Equipe    ___  Romain Samson / Jean-Charles Busson / Eve Coeur

Année     ___   2012

En 2012, dans le cadre d’un laboratoire avec l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille, l’Espace Naturel Lille Métropole, nous a ouvert ses portes afin d’expérimenter par le biais d’interventions, de possibles solutions pour la protection et la mise en place de certains milieux, permettant ainsi de rétablir des continuités écologiques et d’en éviter la dégradation par le public.

État des lieux et choix du site
Qualité
Une berge marquée par différentes séquences d’ouvertures et de fermetures créées par la présence de bosquets et massifs, ouvrant des vues ponctuelles sur le lac.

Défaut
Des bosquets morcelés par un surcroît de fréquentation, créant des chemins autogènes.

Intentions
– Densification et regroupement de massifs : objectif lié à une préoccupation écologique, par l’élargissement du bosquet, nous laissons la possibilité d’installation de nouvelles strates végétales ainsi que le développement d’une vie faunistique et floristique plus importante.
– Créer un rythme par la composition d’ensemble des structures de branchages, orientant le regard vers le lac.
– Limiter les accès à la berge à deux passages.

Phasage
– Renforcement du cœur de bosquet principal par la plantation de sureaux, ronces, peupliers blancs et frênes, semis de chardon (végétaux transplantés sur site), précédée d’un retournement de sol.
– Création des structures : élément composé de piquets et de branchages entremêlés horizontalement afin de créer un structure de protection.

Expérimentations
Paysage
Les structures allongées enclos rectangulaires allant de 3 à 6m de long perpendiculairement au chemin, viennent créer un rythme le long du parcours. Au fur et à mesure des séances, une attention particulière est portée à l’harmonie d’ensemble des structures par un une avancée ou un recul par rapport au chemin.

Écologie
Dans une recherche  expérimentale, chaque  enclos  propose une variation dans les stades de développement:
– pas d’intervention sur le sol : la biocénose en place est libre de se développer pour évoluer vers un stade plus avancé (arbustive puis arboré).
– bêchage unique : permettre à des espèces enfouies ou anémophiles de recomposer le premier stade de développement.
– bêchage et plantation de frênes, sureaux et peupliers blancs : favoriser la colonisation par la banque de semence présente sur place, tout en ayant un stade plus avancé grâce aux espèces arborées.

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